Ma vie sans repassage

étendageDepuis des années, je ne repasse plus. J’ai décidé un beau jour d’arrêter d’essayer de me conformer à je ne sais quel moule sociétal qui voudrait qu’une femme repasse des heures et des heures tout au long de sa vie. Je n’ai jamais aimé repasser… Depuis que je suis en couple, d’ailleurs, mon conjoint le sait bien : je n’ai jamais voulu repasser son linge. Quant au mien, de linge, cette obligation que je m’imposais au début a fini un beau jour, purement et simplement, à la poubelle.

Je sais que le sujet devrait faire hérisser quelques cheveux sur la tête : mais comment tu fais ? Tu dois avoir un look super négligé ! Bonjour les vêtements froissés ! T’as pas eu de remarques ???

Sachez d’abord que je bosse depuis quelques années à mon compte et que je vois défiler une clientèle nombreuse dans mon cabinet. Apparemment, mon look vestimentaire n’a choqué personne. C’est du même acabit que le diktat du gel douche cette histoire de repassage : on nous fait croire que. Et les femmes se passent le bébé entre elles. Moi, j’ai assez vu ma mère se plaindre de cette corvée pour choisir une autre option. Et franchement… Je ne le regrette pas.

Ceci étant posé, je voudrais ajouter qu’une vie sans repassage, ça s’organise. Un minimum.

Côté vêtements, je me suis inspirée du livre « l’art de l’essentiel » de Dominique Loreau, afin de revisiter ma garde-robe au plus juste. Je ne suis pas une fashionista, j’aime en revanche les matières nobles (laines, coton, soie) et les couleurs unies. Je porte peu de jupes, et je n’ai en tout que trois pantalons, deux noirs et un jean bien coupé. En choisissant de ne plus repasser mon linge, j’ai du accepter quelques bases. Les voici :

  • – Bannir de ma garde-robe les vêtements qui ressortent complètement fripés de la machine à laver et ne peuvent se défriper décemment au séchage (étendage à linge).
  • – Prendre du temps pour bien étendre mon linge. Etirer mes pulls et T-shirt, mettre mes pantalons en forme sur l’étendage, un minimum. Etendre mes lainages et sous-pull sur deux fils de l’étendage de façon à limiter l’empreinte du fil liée à la position de séchage.
  • – Accepter que mes pulls, sous-pulls et pantalons puissent présenter de menus aspects froissés. Mais là, franchement, mon argument clé est que si vous portez n’importe quel vêtement une demi-journée, vous aurez vous aussi quelques plis qui vont se former. Rien qu’en allant au boulot dans une voiture, en restant assis devant un PC… Les vêtements vivent et quittent finalement assez rapidement l’aspect « repassage nickel ». Vous, en revanche, vous gagnez des heures de libre à ne plus repasser.
  • – Habituer vos proches, notamment vos enfants, tout petits à vivre avec des vêtements pas repassés. Franchement, personne ne remarque rien. Et si cela défrise parfois belle-maman, elle ne dit rien et prend le fer à repasser quand elle vient chez moi pour faire la caisse de linge du petit. Ça me fait sourire, mais après tout, si ça l’amuse ! Why not ? J’ai décidé de ne plus repasser, pas d’ennuyer mes proches avec mon choix !
  • – Accepter aussi de renoncer globalement aux chemises. Mon conjoint s’est converti au « sans repassage », mais il ne peut faire l’impasse sur ses chemises de costume… Je lui ai dit qu’à sa place j’investirai dans quelques chemises de marques qui font des vêtements « infroissables ». ça existe, et c’est un choix. Là encore, on rejoint l’esprit de Dominique Loreau dans l’art de l’essentiel : qu’est-ce que tu veux vraiment ? Une fois que tu es clair sur ton essentiel, alors adapte ton environnement immédiat à ce choix. Et s’il le faut, vire tes chemises Carrefour qui plissent honteusement pour t’offrir du temps de libre. C’est ton choix !

Voilà donc, ne plus repasser, pour la plupart des gens, ça peut commencer dès demain. C’est simplissime, facile, avec un bénéfice immédiat « gain de temps » et une économie sur tous les produits qui tournent autour du repassage.

kauffman-trame-conjugaleLe fossé le plus grand à franchir, souvent, il est dans notre tête. Voilà pourquoi je voudrais vous proposer, si vraiment cette idée vous interpelle mais que vos freins intérieurs s’en mêlent de trop, de lire l’excellent bouquin du sociologue Jean-Claude Kaufmann « la trame conjugale : analyse du couple par son linge ».

Je l’ai lu il y a quelques années et cet ouvrage nous montre à quel point la notion de « sale » ou « propre » pour le linge est une notion purement construite par notre culture, notre terreau familial d’origine. Et ça, il n’est écrit nulle part que nous devons mordicus le respecter au risque de périr dans d’atroces souffrances. Que nenni. La liberté, ça commence maintenant !

Enjoy ! 😉

(photo : https://www.pinterest.com/pin/157626055677618511/)

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