En passant

La salle de bain en folie : sans shampoing, ni gel douche

doucheParmi les expérimentations que j’ai faites et qui sont devenues des habitudes parce que concluantes, il y a ma petite révolution salle de bain. Cela a commencé en septembre 2014, avec un élan venu de l’intérieur et qui m’a poussée, après avoir longtemps observé ici ou là ce que d’autres faisaient, à me lancer « pour de vrai ». J’ai commencé par le déo (j’en parlerai une prochaine fois, en vous donnant ma recette), puis j’ai senti très vite que je ne pouvais pas en rester là. Au fil des semaines, toute la salle de bain y est passée. J’ai notamment modifié ces habitudes-là :

==> Finis les shampoings classiques, et dans la foulée, enhardie par les premiers résultats, les gels douche. Étonnamment, je ne sens pas mauvais comme voudraient nous le faire croire les industriels de la cosméto… Ben non : je sens juste l’odeur de coco qu’il y a dans mon nouveau déo. Ma peau respire enfin, et mon cuir chevelu est en pleine réorganisation. Je vous en parle juste après.

==> Fini le dentifrice classique (je ne supportais plus cette sensation de me badigeonner de produits chimiques et de fluor). J’ai la chance de pouvoir dialoguer avec les intelligences de la nature et elles m’ont aidées à identifier ce qui me conviendrait pour mon hygiène dentaire. Je vous en reparlerai et je vous partagerai ma recette de « poudre dentifrice maison ». Un succès, vite adopté parce que j’attendais ça depuis longtemps.

==> Revisités les produits cosmétiques, que je fais désormais moi-même : ma poudre de jour est faite maison, je vous partagerai recette et liens prochainement. Quant à ma crème de jour, j’ai choisi de rester sur une base « crème bio du commerce » que je complète avec des HE adaptées à mes besoins. Les boutons ont disparu, ma peau est équilibrée.


Côté maquillage, il me reste encore quelques points durs : le mascara (à faire soi-même ça devient vraiment technique, et c’est l’un de mes seuls éléments de maquillage), le crayon à yeux (idem), le lait démaquillant (je pense que ça finira avec une huile), et les cotons démaquillants (pourtant je me suis équipée de lingettes spéciales à laver mais je rencontre un problème logistique pointu : elles s’égarent entre la machine à laver, l’étendage à linge et le pliage…)


Après quelques mois d’expérimentations diverses donc, certaines sont en train de devenir de nouvelles habitudes. Je viens de passer le test « vacances de Noël avec trousse de voyage » avec succès, et mon vanity s’est trouvé considérablement allégé et rempli de produits et contenants d’un nouveau genre. Mais sur place, chez nos amis, j’ai pu continuer sans problème ma petite routine. Et personne, je dis bien PERSONNE, n’a rien remarqué sur mes cheveux, pour lesquels j’espace désormais mes soins spéciaux de 8 jours, et qui n’ont pas vu de vrai shampoing depuis septembre.

Ma recette du « no-poo » (puisque c’est ainsi que se nomme le courant des « sans-shampoing » américain) me vient de l’un des articles les plus lus sur l’internet francophone : l’article d’Antigone XXI, bourré de conseils, avec une méthode détaillée. C’est inratable. Ma petite touche perso : j’ai la possibilité de tester mon corps et je collabore avec lui pour ce type de changement. J’identifie donc avec son aide les cycles d’espacement des lavages, les produits aussi que j’utiliserai ou pas.

>> Je vous partage donc le lien d’Antigone : http://antigonexxi.com/2013/10/23/le-jour-ou-jai-arrete-de-me-laver-les-cheveux/

>> Et ma propre routine, sur 4 mois, pour ceux qui voudraient s’en inspirer. Mes cheveux presque longs sont d’une nature sèche aux pointes (avec de belles anglaises) et une tendance à regraisser aux racines assez vite (au départ….). Couleur : blond foncé. Cheveux fins.

no-pooaprès 4 mois sans shampoing…

Matériel : une brosse en poils de sanglier, un peigne plastique (j’envisage d’opter pour du bois, pour limiter l’électricité statique). Un petit bol en pastique, une petite bouteille de jus de citron bio, un flacon d’huile d’argan vierge (rayon alimentaire bio), de la fécule de maïs, et du bicarnonate de sodium.

Ma routine d’avant : je lavais mes cheveux tous les 3 jours environ avec du shampoing du commerce, bourré de silicones et compagnie. Mais ça, c’était avant. 😉

Septembre : trois premières semaines, j’espace les « shampoings » en alternant tous les 3 jours un shampoing normal (d’avant) et un shampoing no-poo (massage avec eau+bicarbonate, rinçage au jus de citron+ 2 pschitts d’huile d’argan pour les longueurs uniquement). Je peigne, et laisse sécher à l’air libre. Mes boucles sont superbes, et je n’ai pas d’effet gras durant trois semaines. Ce démarrage doux était vraiment nécessaire, avec le recul, car il a évité à mon cuir chevelu un trop gros « choc de changement ».

Octobre : les trois semaines suivantes, je lâche le shampoing du commerce, et passe à un no-poo tous les 4 jours. Les trois semaines suivantes, un no-poo tous les 5 jours. Au fil du temps, mon cuir chevelu s’adapte doucement, se modifie. Je l’écoute, je le bichonne. Brossage tous les soirs, je lave mes brosses et peignes régulièrement. J’évite de trop passer ma main dans mes cheveux.

Novembre : Pendant trois semaines, un no-poo tous les 6 jours avec, à mi-chemin, un « shampoing sec avec de la maïzena ». Ça, c’est le truc « anti-gras » des no-poo. Mon constat : j’en mets uniquement quand les pointes regraissent et juste sur les racines. Donc : une pincée, et pas une cuillère à café ou deux. Je brosse bien et le blanc disparaît pour laisser un cheveux gonflé, beau, et gainé. Il tient la route en société sur les jours restants.

Décembre / Janvier : Là, changement de rythme. Mon corps passe sur une séquence qui va m’amener jusqu’à fin janvier de 8 semaines. Espacement des no-poo tous les 8 jours. Je franchis un cap psychologique : celui de rester plus d’une semaine sans faire de no-poo. Tous les 4 jours, shampoing sec. Et ça suit son cours, sans broncher.

De temps en temps, je ressens le besoin de m’adapter un peu. Par exemple quand mes boucles sont affaissées, je passe mes cheveux à l’eau le soir, je les peigne bien et leur donne la forme des boucles, et je dors dessus. En faisant cela, mes cheveux dont la gaine de sébum est plus importante qu’avant, se réveillent gonflés, avec un beau volume et des boucles redessinées. C’est l’un des chouettes atouts du no-poo pour les cheveux fins : cette gaine naturelle qui se remet en place peu à peu protège durablement le cheveux et amène du volume aussi.

Voilà ce que je voulais partager aujourd’hui. On peut rester féminine, soucieuse de plaire en société, et amorcer un virage éco-responsable. En prime, le corps est en meilleure santé et joue mieux son rôle « auto-wash », on dépense moins d’argent en cosméto, et on s’amuse beaucoup aussi avec de nouveaux gestes qui plaisent aux petits comme aux grands.

Je vous reparle très bientôt de mes autres recettes et essais côté salle de bain… Si vous avez des questions sur la routine du no-poo, n’hésitez pas !

(photo : https://www.pinterest.com/pin/500251471078816848/)

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